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C'est pas l'homme qui prend la mer...

2 Comments
Je voulais simplement partager avec vous un joli dessin, réalisé par l'une de mes petites soeur, étudiante à Emile Cohl, une école de dessin lyonnaise. Elle s'appelle Clothilde, c'est la quatrième de la famille, et je la trouve incroyablement talentueuse !





Nous sommes descendus quelques jours chez mes parents à l'occasion des vacances de Pâques, et j'étais ravie de pouvoir jeter un oeil à ses derniers dessins. J'ai tout de suite flashé sur celui-là, une courte BD qu'elle a réalisé dans le cadre d'un cours. Le thème proposé par le professeur était "scène de sexe", et j'étais curieuse de voir comment elle s'en était tirée. Eh bien je trouve que sa réponse a été très créative, et qu'en plus elle a bien géré d'un niveau technique. Il y a certes de petites imperfections, il ne s'agit que d'un devoir sur lequel elle n'a pas passé beaucoup de temps, mais je dois dire que je suis amoureuse du résultat.
Je vous laisse sur ces deux planches et sur le beau chant breton dont elle s'est inspirée :)








Miserere de la mer
(la musique en lien ici)

Perdu sous le ciel, perdu sur la mer,
Là-haut écoutez ma prière.
Perdu sous le ciel, si loin de la terre.
A moi, Notre-Dame et tous les saints,
Prenez en pitié tous les marins ;
Calmez la vague, la vague et le vent,
Calmez pour moi l’ouragan.

A tous les calvaires, aux croix des chemins,
Je promets un pèlerinage,
A tous les calvaires, aux croix des villages.
A moi, Christ en Croix, ayez pitié,
Du fond de la mer, miserere.
Pardonnez, pardonnez, pardonnez moi,
Sous mes péchés je me noie.


Plus jamais l’été, plus jamais l’hiver
Plus jamais la fête au village,
Plus jamais l’amour sur un clair visage.
A moi, mon pays, mes souvenirs,
A moi tous mes rêves et l’avenir.
Sur moi la vague, la vague s’abat,
Sur moi, la mer et le froid.

Perdu sous le ciel, perdu sous la mer,
Perdu au milieu des nuages,
Perdu dans le ciel, après le naufrage.
A moi, Notre-Dame et tous les saints,
Prenez en pitié tous les marins ;
Calmez la vague, la vague et le vent,

Calmez pour moi l’ouragan.




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2 commentaires :

  1. Impressionnant l'allégorie de la mer comme amante à partir de cette chanson méconnue et magnifique.

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    1. Merci beaucoup, j'ai aussi été impressionnée par la profondeur et la richesse d'interprétation de la part d'une petite jeune fille de 18 ans !

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